 Une réussite pluvieuse à la perfection.
Belle Île en Mer/Marie Galante, larguée par ses initiateurs, est belle et bien la Transat Bénodet-Martinique. L?adoption préparée, en un peu plus de trois mois, s?élança sous un radieux soleil dans les eaux de la région du Finistère, le 10 avril 2011 à 12 heures TU, vers la Martinique où les exposants en compagnie des équipes techniques s?afféraient à la préparation du village d?animation et d?exposition sur le Front de Mer de Fort de France. Après une traversée favorable à la navigation, une avance de trois jours était annoncée sur l?arrivée en mouchoir de poche, des dix sept premiers concurrents. Par bénédiction du ciel, disaient certains. Des rafales d?averses s?adonnèrent à réduire la chaleur légendaire de l?accueil des Martiniquais. Mais ce n?était connaître la détermination des fougueux membres du Comité Martiniquais du Tourisme - CMT, de quelques élus et personnalités. Tout ce beau monde entourée de ravissantes femmes de l?île, parées de dorures, parapluie et cadeaux en main, aux pas de charge jusqu?à la ligne d?arrivée, bravaient à de courtes intervalles les grains pour assurer la réception des valeureux navigateurs, sous des applaudissements nourris de centaines d?admirateurs de la voile. Toujours en présence de Jacqueline Tabarly, la marraine de la Transat Bénodet-Martinique ??je souhaite qu?au fil des ans, cette course devienne elle aussi pérenne, une classique dans le calendrier des évènements nautiques et qu?elle suscite des vocations dans l?île aux fleurs??. Lancée dans une dynamique économique dédiée à la relance de la destination Martinique, la jeune institution locale du CMT, nouvellement présidée par la ravissante madame Karine Roy-Camille, professionnelle du tourisme de croisières dont la volonté de faire de la course un évènementiel local international, ne ménage pas ses efforts. Le CMT, la CCI, la Région, le Département, l?Office du Tourisme de la Ville de Fort de France, appuyés du monde nautique, de l?état et d?une quarantaine de commerçants, très vite tombèrent en force d?empoigne et affrontèrent les handicapes dont ils n?avaient pas examinés pleinement les particularités affectives ultramarines des ??Bénodètins?? et des ??Foyalais??. Partager l?affiliation de la lettre de noblesse de l?adoption à l?imagination du contrat moral, la Transat Bénodet Martinique portée sur deux histoires douloureuses - la souffrance, à l?origine du parcours Martiniquais - absence de sa propre ??Route du Rhum?? - et le sentiment de Bénodet, petite commune balnéaire, soucieuse d?obtenir l?agrément de la solidarite antillaise. Dans leurs quêtes de moyens, les organisateurs Martiniquais déployèrent rapidement d?ingéniosité les formules porteuses pour combler rapidement leurs budgets. A peine élue, Karine Roy-Camille étala sa logistique à l?engagement volontariste de son skippeur local Eric Baray. Et en moins de trois semaines, à des centaines de billets prêts, Eric, boucla son budget de 130.000 ?. Car la généreuse spontanéité de quinze partenaires, entrepreneurs locaux s?associa à l?aventure de l?association ven dan vwèl, avec un bateau prêté pour l?encourager. L?appel de ce transatlantique en solitaire et en monotype, suscita la notoriété des institutions locales. Le choix aux deux régions, d?être de plus en plus, de vrais candidats à l?adoption du malheureux divorce de Belle île en Mer à Marie Galante et d?assumer les risques donna naissance au slogan j?M Ma TRANSAT. Bien que rêvée, elle enjoignait les paramètres des réalités sur des sentiments diversement inattendus qui donnèrent la trouille incontestable, malgré le magnifique désire de renouveler la destination. Liée à des raisons économiques, la Transat Bénodet-Martinique inconsciemment cherche à se faire aimer, au moment où les difficultés de l?organisation impliquent ??de belles images?? selon le Préfet de Région Laurent Prévost qui appuient les encouragements de Pierre Bojic, directeur général de Pen Duick ??la course existe??. Certes, elle existe mais les milieux fondamentaux doivent s?adapter aux ambivalences des nouveaux prestataires, si bien exprimées par Franck Zozor journaliste à Martinique 1ère qui pense avant tout s?attaquer à ??changer les ambiances??. Les subconscients comparatifs, notamment de la 1ère vice-présidente de la Région Martinique Catherine Conconne, analysent du haut, du haut, de la Route du Rhum, le nouveau mariage ultramarin des amoureux de la mer. A l?heure des bilans et d?ici deux ans, lorsque les fondateurs de la Transat Bénodet-Martinique dévoileront le résultat de la confrontation des réalités. La soudaineté de cette course imaginaire vendue à la hâte, renforcera sans nul doute, les premiers liens auxquelles s?ajouteront les révélations exprimées du parcours. Autant de réactions qui méritent de dialyser l?action de ses combattants organisateurs et des défenseurs avérés d?un environnement fragilisé. Propulsée de nouveaux navigateurs avec d?autres partenaires ou sympathisants. Espérée par le lapsus révélateur de la Présidente Josette Manin, d?une sixième, annoncée lors de la soirée départementale, boycottée par les skippeurs qui vivaient mal le déclassement du premier, déclenché par un jury appliquant à la lettre le règlement contre l?engouement de ceux qui avançaient, à tour de rôle, en vainqueur de la Transat Bénodet-Martinique. Avec ses dix huit concurrents, un abandonna, alors que la seule femme, Jeanne Grégoire, rivalisa d?intelligence et de technicité, face aux gagnants potentiels. Malgré de fortes pluies inattendues, en plein carême, la Transat Bénodet-Martinique, apporta son cauchemar de course, idéalisée par nombre de fanatiques qui mesurent, déjà, ce que serait la rupture d?adoption. Mais, d?aucuns préfèrent leurs phases d?évènementiel et, valorisent la chance d?accompagner leurs contrées à s?accorder. On retiendra la pénalité de 35 minutes, écopée par le victorieux Nicolas Lunven (Generali). Déclassé pour une gamelle, il propulsa à la première place Thomas Rouxel (Crédit Mutuel de Bretagne). Nul doute pour Eric Baray, héro de la course et chouchou des Martiniquais, bien que classé onzième qui jure d?ores et déjà concéder le titre de 1er en 2013. Et si, dorénavant le soleil et la mobilisation populaire s?emparèrent de la Transat Bénodet-Martinique ? Jacques LureL Guadeloupe Info.
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