Fort de France. Jeudi 2 février 2012. CCN. En octobre 1977, à l initiative de L universitaire Martiniquais Jean Bernabé et de quelques créolistes guadeloupéens tels Donald Colat-Joliviére, Hector Deglas.. Le Groupe Etudes et de Recherches en Espace Créolophone, (GEREC) publiait le premier numéro de « Mofwaz», revue à caractère pédagogique. L année précédente, le GEREC avait sorti « Espace Créole » qui avait donné le la d une nouvelle graphie du créole, mettant à mal à la fois les « étymologistes » et les disciples de l haïtien Yves Dejean. 35 ans le combat multidirectionnel de langue et de la culture créole est loin d être achevé. Le Capes Créole connaît de grosses difficultés, les moyens donnés pour l enseignement du créole dans les lycées et collèges sont systématiquement réduits par le ministère français de l éducation. Donc quoi qu on dise ici et là, il y a encore des « batailles » à mener sur ce plan là. Mais un autre combat plus « fondal » est aujourd hui d actualité : la problématique de la décréolisation. L hyper (et mauvaise) médiatisation du créole, la proximité avec le français (ou l anglais) font au quotidien, tant au niveau syntaxique, qu au niveau lexical, des dégâts importants chez les créolophones natifs. Nos langues créoles se kyôlôlizent.<br>Que faut il faire ? S en détourner et « philosopher » ou au contraire se pencher sérieusement sur une question qui est de notre point de vue d une urgence maximale pour trouver des solutions ? La Pancréolisation peut elle être une réponse à cette décréolisation qui s accélère ? CCN a demandé au créolisticien Jean Bernabé, de réfléchir à ces questions. Nous débutons ici la publication d une serie d articles consacrée à la decreolisation. C est à suivre?<br><br>Danik I. Zandwonis Suite et source de l'article sur www.caraibcreolenews.com | |