Pointe-à-Pitre, Guadeloupe, Lundi 4 octobre 2010
Monsieur le Président,
L?adoption de votre Réforme Territoriale, applicable en France et dans sa Colonie de Guadeloupe suscite crainte et polémique chez nos politiciens assimilationnistes et conservateurs en quête de postes électifs, alors que cette Réforme ne modifie en rien la domination qu?exerce votre pays sur le nôtre depuis des siècles.
Les hommes naissent libres et égaux en droits, selon la fameuse devise de la République française qui s?est néanmoins accommodée de la présence d?esclaves dans ses colonies des décennies durant, après son adoption.
La liberté est donc l?aliment naturel de tous les hommes peuplant notre terre, sans distinction de race, de couleur de peau, de rang ou d?origine. C?est ce qu?affirmait le 26 août 1789 l?Assemblée Nationale Française dans sa Déclaration des Droits de l?homme et du Citoyen.
Lors de son Assemblée Générale du 9 février 1946, l?Organisation des Nations Unies a approuvé une résolution relative aux populations et territoires non autonomes dont faisaient partie explicitement la Guadeloupe et son Peuple, nominativement cités par l?ONU.
Cette résolution faisait obligation aux Gouvernements exerçant une tutelle sur les Peuples dont les territoires figuraient sur la liste des Pays à décoloniser, de tout mettre en ?uvre pour que ces dits Peuples accèdent à la souveraineté.
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