En s'invitant dans la campagne pour les ?ctions r?onales, la question institutionnelle fait voler en ?ats les clivages habituels en Guadeloupe. Officiellement, les Guadeloup?s ne sont pas concern?- dans l'imm?at - par les scrutins martiniquais et guyanais: ils ne devraient ?e consult?que d'ici un an. Pourtant, le d?t sur l'?lution statutaire p? d? sur la campagne ?ctorale des prochaines r?onales. Demandez ?ictorin Lurel: le dimanche 6 d?mbre 2009, lors de la convention socialiste ?orne-?'Eau, le pr?dent (PS) du conseil r?onal se sent bien seul. Le “socle de gauche”, qui a permis son ?ction en 2004, vient de se fissurer au grand jour. Son principal alli?Guadeloupe unie, socialisme et r?it?(GUSR), a d?in?'invitation. Cette r?ion est, indique-t-on ?USR, une affaire interne au parti socialiste “fran?s”. Le terme r?nne singuli?ment apr?la crise sociale et les attaques du LKP contre l'”Etat colonial”, et en plein d?t sur l'?lution institutionnelle de la Guadeloupe. Au lendemain de la fameuse convention, GUSR abat les cartes et appelle ?a constitution d'une liste s?r?pour les ?ctions r?onales, reprochant au pr?dent sortant, en d?t d'une loyaut?ans faille ?on ?rd pendant six ans, son comportement “autocratique”. Une d?aration qui plonge Jacques Gillot, pr?dent du conseil g?ral et membre ?nent de GUSR, dans l'embarras, lui qui a toujours revendiqu?ne parfaite synergie avec son “ami” et homologue du conseil r?onal. Dans la foul? le d?t?ocialiste Eric Jalton, proche du LKP, annonce la cr?ion de sa propre liste, faisant fi de la d?gnation de Lurel comme t? de liste par les instances nationales du PS… Victorin Lurel, pr?dent (PS) sortant du conseil r?onal, est aujourd'hui partisan de la collectivit?nique. A gauche, le mot d'ordre semble donc d?rmais assez clair: battre Victorin Lurel. Mais derri? les manoeuvres ?ctorales pointent les lignes de fracture du d?t sur l'?lution statutaire. Favorable, aujourd'hui, ?ne collectivit?nique dans le cadre actuel, celui de l'article 73 de la Constitution, le pr?dent sortant passe n?moins pour un partisan du statu quo aux yeux du clan ?lutionniste, qui regroupe une partie de la gauche traditionnelle et les organisations pro-ind?ndantistes, favorables ?'autonomie au travers de l'article 74. De fait, le fragile consensus vot?ors du Congr?des ?s r?onaux et d?rtementaux de juin 2009, pr?yant l'?boration d'un “projet de soci?” durant douze ?ix-huit mois, semble s'?e bris?ur l'?eil ?ctoral de mars prochain. Et le d?t sur le futur r?rendum pourrait bien prendre des allures de scrutin pour ou contre le pr?dent de r?on ? en mars - comme en 2003. A l'?que, le non ?ne assembl?unique, soutenu par… Victorin Lurel, l'avait emport?vec 73 % des voix, face au oui, port?ar Lucette Michaux-Chevry, qui perdit ensuite la r?on. Les partisans de l'?lution statutaire gardent cette d?ite en travers de la gorge. Ragaillardis par la mobilisation sociale de l'hiver dernier et le discours du LKP, ils ont aujourd'hui soif de revanche.
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