Basse-Terre. Mercredi 16 novembre. CCN. Encore un demi bide, ou un demi succès pour le Gwadloup Festival ? La 4é édition qui s est terminée dimanche soir en « apothéose » au Vélodrome, n a pas été un grand cru, côté fréquentation. Une fois de plus, le public a été rare. Les 3 premiers jours, malgré des têtes d affiches de qualité, certains venant de la Caraïbe, comme Destra Garcia (Trinidad), Mr Vegas (Jamaïque), Luis Vargas (Rep. Dominicaine), les gradins du vélodrome, restèrent désespérément vides (lire le reportage de Gennike Mayers). Interrogée par Guadeloupe 1ère, Joëlle Ursull qui tentait et échouait son énième come back, a elle aussi parlé de « mauvaise communication ». Est-ce l unique problème ? C est vrai que, comme d habitude, le visuel du festival n était ni très incitatif, ni même très parlant, mais un festival ne plante pas qu à cause d une affiche ratée. Les visuels du Festival « Terre de Blues » ne sont guère meilleures et pourtant, chaque année à la Pentecôte Marie Galante fait le plein. Alors pourquoi le Gwadloup Festival, n a toujours pas trouvé son public ? La période choisie ? l avant Noel est-elle propice à ce type de manifestation ? Chaque année, la même question est posée. On ne peut (presque) rien reprocher à la programmation, elle est fondamentalement Cari-Guadeloupééne. Le public est-il over-dosé de musiques ? La question mérite d être posée, peut être faudrait-il recentrer ce festival et lui donner un contenu plus culturel ? On pourrait le croire, mais quand on sait que le Congrès des écrivains de la Caraïbe, n a pas déplacé les foules, pas plus que le « festival de la Gastronomie », autant de manifestations labélisées « Région Guadeloupe ». Il convient de s interroger très sérieusement sur la politique culturelle de la Région. Elle est sans doute ambitieuse, volontariste mais répond t-elle vraiment à l aspiration actuelle du peuple Guadeloupéen ? Il y a de cela 4 ans la Région avait initié une véritable et nécessaire réflexion, sur la question Culturelle l idée n a pas survécu à cératines réunions parfois houleuse. Le séminaire a été enterré. Depuis, c est la navigation a vu. La Région propose un catalogue très complet de manifestations culturelles, qui ne sont pas dépourvues de sens. Félix Proto et LMC les prédécesseurs de Victorin Lurel, à La Région n ont pas fait mieux. Et pourtant, ça ne marche pas encore. Il faut donc, que la copie culturelle soit revue dans sa globalité, que le cahier des charges donnée aux communicants le soit aussi, pour arriver à une meilleure définition des « évènements » culturels. S ils sont considérés comme des « produits » il faut alors soigner le packaging, déterminer une démarche marketing plus offensive. Si au contraire, la démarche est plus identitaire, cela suppose une véritable remise à plat doublée d une réflexion sur les « besoins » culturels et de la manière d y porter une réponse adéquate. Il faut ouvrir le chantier. Suite et source de l'article sur www.caraibcreolenews.com | |