 Pointe-à-Pitre. Mardi 11 octobre 2011. CCN. Au début des années 70 en inventant le *Gwo Ka Modèn, Gérard Lockel, avait initié un vrai schisme au sein de la grande famille des joueurs de Gwo Ka. D un côté les partisans purs et durs du gwo ka traditionnel et de l autre les « modernistes » disciples de Lokel qui entendaient imposer le GKM comme l expression révolutionnaire de cette musique. Au fil des années, à mesure que Lockel perdait de son influence, les choses semblèrent se calmer. La famille Gwo Ka s est finalement réconciliée. Les deux conceptions musicales cohabitent et s influencent réciproquement. Gérard Lockel, lui, reste toujours un « grand prêtre », mais ses fidèles se sont dispersés et émancipés.<br>Entretemps, le Festival de Gwo-ka Sentann, devenu incontournable dans le paysage musical gwadloupéyen. Il est à l origine du Centre Repriz. Très récemment, sous la houlette de son fondateur, Félix Cotellon, une initiative en vue d inscrire le Gwo Ka sur la liste du patrimoine immatériel de l UNESCO a été entreprise. La démarche, bien que se voulant consensuelle, voire pédagogique, relance un nouveau débat au sein des défenseurs de la Gwo Ka musique. Oui à l inscription disent certains, qui y voient une manière de donner une stature internationale à cette musique. Non ! vitupèrent d autres pour qui cette inscription dans des instances mondiales pourrait contribuer à « domestiquer » la musique nationale guadeloupéenne. Le débat est loin d être tranché. CCN publie ci-dessous, la contribution (1) du journaliste Frantz Succab qui est une forme de réponse au texte du Kolektif pour Gwoka. (2) Suite et source de l'article sur www.caraibcreolenews.com | |