Le 10ème congrès des élus départementaux et régionaux s?est tenu le 07 novembre dernier dans l?hémicycle du conseil régional. Il avait pour thème « Violence et insécurité » dans notre département. L?occasion d?aborder les sujets liés à ce fléau mais aussi et surtout, d?apporter son point de vue et des propositions pour y faire face. Il n?y avait pas que des élus qui étaient conviés à ce débat public, on a pu noter la présence de plusieurs représentants d?associations, d?organismes sociaux et d?experts en tout genre. Ce congrès a durer plus d?une dizaine d?heures, et les débats furent sereins et constructifs. Chacun exprimait son ressenti sur ce phénomène de violence qui touche plus particulièrement la Guadeloupe, qui occupe si on en croit les statistiques, une place importante dans le palmarès national. Notre département est par exemple l?un des plus sensibles en ce qui concerne les vols avec violence ou les cambriolages. Les raisons évoquées lors de ce congrès sont diverses : L?éducation, le taux de chômage, le manque de moyens bref, tout un panel d?arguments qui expliquerait ce climat d?insécurité dont tout le monde aujourd?hui se sent victime. Alors, à la suite de ce débat et après une prise de parole partagée, il en est ressorti 4 résolutions phares composée d?une trentaine de mesures, adoptées à l?unanimité. La première concerne l?accompagnement des familles et un renforcement de la cohésion sociale. Cette mesure passe par la mise en place dans toutes les communes d?un conseil des Droits et des Devoirs. Un conseil qui veillera à accompagner les familles en difficulté. Il est aussi prévu d?amplifier la coordination des associations de médiation familiale à travers la mise en application d?une charte. La seconde résolution concerne la prévention, la lutte contre la délinquance et l?accompagnement des victimes ou acteurs. Pour y répondre, il faudrait un soutien plus accru des acteurs sur le terrain, notamment en élargissant l?offre de formation des salariés et bénévoles d?associations animant les actions sociales. Il faut consolider les équipes de rue afin favoriser un maillage de proximité. Il est prévu aussi dans cette résolution de doter notre région d?un outil d?expertise des phénomènes et pratiques en lien avec l?université, le CNRS et l?INSEE. Pour la 3ème résolution, elle touche la récidive. Renforcer la formation et l?insertion professionnelles des personnes sous main de justice. Il est nécessaire de mettre en place un dispositif permettant un suivi des individus sortant de prison. Cela concerne en Guadeloupe, environ 2550 personnes. Considérant que ces personnes connaissent le plus souvent de grandes difficultés d?insertion liées à leur qualification, la création d?une aide individuelle à la formation est primordiale. L?ouverture de point d?information au sein des centres pénitentiaires est un projet, il permettrait d?accompagner et de préparer les détenus en vue de leur future sortie. La résolution numéro 4, vise directement l?Etat. Exiger qu?il réinvestisse pleinement sa mission de sécurité et de lutte contre la violence en Guadeloupe. Selon le constat établi lors du congrès, une carence évidente touche les services de l?Etat : les services de Justice, de Police et du milieu carcéral. Des moyens humains et matériels supplémentaires sont nécessaires pour une exécution plus efficace des missions de sécurité et de lutte contre la délinquance. Certains services de notre département qui se situe comme on sait tous sur une plaque tournante du trafic de stupéfiants, ne dispose pas, par exemple, de couverture radar pour détecter les « GoFast » ni même d?unité canine légère pour des situations spécifiques. La synergie entre police et gendarmerie était aussi au c?ur du débat. Mieux structurer la coordination entre ces services. Toutes ces résolutions qui ont été adoptées lors de ce congrès seront prochainement soumises au gouvernement dans l?espoir de les voir aboutir. Elles sont plus que nécessaires dans une région où la criminalité de chôme pas?
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